Anniversaire de Bapak

Chaque partie de votre être de A à Z contient le bien-être et la malchance. C’est maintenant à vous de faire l’effort : voulez-vous le bien-être ou la malchance ? Si vous voulez le bien-être, accomplissez chaque chose à fond, avec attention, sans précipitation puis en soumettant tout à Dieu qui sait tout de la vie. En vérité, c’est Lui qui a créé la vie (Bapak, Los Angeles le 28 juillet 1981)

Ce dimanche 21 juin à 2h42, eut lieu le solstice d’été. Depuis trois jours la canicule s’était installée sur la France et une partie de l’Europe de l’Ouest. A Paris, la température atteignait 38°à 40°, et le vent était absent. C’est par cette longue journée, que le groupe Subud de Paris se retrouva, pour célébrer le 125 ième anniversaire de Bapak.

Une vingtaine de membres, y participèrent, Rosalinde, Sarah, Lydia, Trisnani, Halimah, Lorena, Héloïse, Lisa, Daniela, Sylviane, Sandra (venue de Bruxelles), Laurent F, Mahrus, Armand S, Irfan, El Madani, et Konrad (venu de Budapest).

La réunion commença le matin à 10h, par la projection d’une causerie de Bapak (81 LAX 5) :

Puisqu’en faisant face aux nécessités de la vie, vous ne vous sentez jamais éloignés du Pouvoir de Dieu qui vous supervise et vous guide, demandez à Dieu : « Quelle est la raison de cela ? Quelle est la raison de ceci ? Pourquoi suis-je ainsi ? Comment devrais-je être ? »

Pour nous, pour vous tous qui pratiquez le latihan, il est déplacé de se plaindre. Vous devez désirer vivre, parce que vous avez fait une promesse à Dieu : « Ô, Dieu, je désire devenir un être humain et je retournerai à Toi en étant un être humain complet. Je me satisferai de tout ce que Dieu me donnera et je ferai tout ce que Dieu me demandera ». C’est là le cœur même de l’être humain, une personne qui peut réaliser son potentiel de vie tel que Dieu l’a voulu.

Vous devez rendre à Dieu Son amour pour les êtres humains, pour vous tous, en aimant Dieu et en aimant Ses créatures qui n’ont pas encore reçu le Latihan. Cela signifiera que vous rendez à Dieu Son amour. Souvenez-vous que Dieu est pour tous les êtres humains et les êtres humains sont pour Dieu. Et chaque être humain est pour tous les êtres humains, sans exception.

La projection terminée, nous pratiquâmes le latihan, puis des tests qui nous permirent de ressentir la présence actuelle de Bapak en Subud, dans notre for intérieur, et d’exprimer notre reconnaissance envers lui. À midi, nous dressâmes une table, et partageâmes un repas convivial, échangeant nos impressions et nouvelles. Plus tard, nous nous quittâmes, heureux de ce moment partagé par la grâce du latihan, et en l’honneur de Bapak. Une des participantes témoigna :

Célébrer l’anniversaire de Bapak est important pour moi et je voulais cuisiner pour l’occasion. Mais j’ai bien senti en faisant les courses, en cuisinant et en étant très directive et tendu en préparant la nourriture (au milieu d’un programme chargé par ailleurs) que je n’étais pas intérieurement au bon endroit dans cette préparation. Je ne trouvais pas en moi pour cette préparation d’amour, de tendresse ou de patience, mais plutôt un sens du devoir, un grand perfectionnisme qui me rendait tendue avec ceux qui m’ont aidé à préparer. Je me sentais inconfortable et dérangée par cet état de fait, mais incapable de faire les choses autrement. Puis l’anniversaire de Bapak est arrivé. Nous étions très en retard pour la causerie, mais voir Bapak et l’écouter, je me suis sentie enveloppée, rassurée et aussi rappelée à l’essentiel. Ensuite c’était le moment du latihan. J’ai beaucoup pleuré pendant ce latihan, comme s’il m’était donné à voir l’erreur dans mes sentiments envers mon frère. Je vois habituellement « tout ce qu’il ne fait pas bien » selon mes critères et mon perfectionnisme. Et là j’ai pleuré à chaudes larmes parce que je me rendais compte que je n’ai pas ou très peu d’amour pour lui. Ce latihan est venu comme laver mes sentiments pour lui. Et j’ai senti que c’était le cadeau de Bapak. J’ai senti son amour pour nous, pour moi en ce moment. Et je me suis dit que c’était bien là la grâce de Dieu et du latihan. Je fais ce que je peux, mais c’est plein d’erreur, mais comme je fais de mon mieux et que je suis sincère, Dieu me lave et nettoie mes sentiments, et me rappelle un peu l’essentiel que je ne trouvais pas en moi-même, de l’amour pour mes proches et pour moi-même. Merci mon Dieu.

Irfan

Centenaire du latihan

Et cette nuit-là Bapak commença, pour la toute première fois, à recevoir le latihan, de la même manière que vous tous le recevez (Bapak, Mexico le 20 avril 1968)

En 1925, à Kalisari (indonèsie), Bapak Muhammad Subuh, alors âgé de 24 ans, fait pour la première fois l’expérience du latihan. Un soir, passé minuit, de manière inattendue et involontaire, il reçoit un mouvement qui emplit son corps et son être en entier. Ce phénomène, où il se sent mu et guidé par le pouvoir de Dieu, se reproduira chaque nuit, pendant 3 ans. Au début des années 1930, il pourra partager ce contact spirituel, avec sa famille, ses proches, et toutes les personnes qui lui demandent. Plus tard, en 1957, il commencera à parcourir le monde afin de transmettre le latihan de Subud à tous ceux qui le souhaitent.

Le Latihan de Subud est guidé, enseigné, et dirigé par le Pouvoir de Dieu Tout-Puissant qui est présent dans toutes les personnes (Bapak, Mexico le 20 avril 1968)

En ce début de février 2025, les membres Subud de différents pays, se sont réunies pour célébrer le centenaire de l’apparition du latihan. Les cérémonies les plus importantes se firent en Indonésie, aux lieux où naquit et vécu Bapak. Le samedi 1er février, une vingtaine de membres du groupe Subud de Paris se sont retrouvés. La journée débuta par un latihan, suivi par des tests généraux relatifs à la présence du latihan dans notre vie quotidienne, notre soumission à Dieu, et notre reconnaissance pour avoir reçu ce contact. Ensuite, hommes et femmes échangèrent sur leurs ressentis, puis lurent une causerie de Bapak (68 MEX 01), relatant sa première expérience. A midi, nous fîmes une pause et partageâmes un repas composé des plats apportés par chacun. L’après-midi, nous assistâmes à la projection vidéo d’une autre causerie de Bapak (83 LON 14), et notre rencontre se conclut par un dernier échange.

L’obligation, la seule et absolue exigence est d’adorer Dieu Tout-Puissant afin de pouvoir devenir un être humain complet (…). C’est la condition absolue qui s’applique à vous tous, à un être humain qui veut revenir à Dieu, qui veut servir Dieu complètement et aussi devenir un être humain qui comprend sa vie dans ce monde et le prochain, dans ce monde et dans la vie après la mort (Bapak, Mexico le 20 avril 1968).

Irfan (texte), Mélissa (photo)

Anniversaire de Bapak, le 25 juin 2022

Tout membre Subud qui porte en lui la compréhension de ce que sont les bienfaits et l’utilité du latihan kedjiwaan sera un point à partir duquel Subud peut s’étendre (Bapak, Sao Paulo, le 31 mai 1981)

Cette année, l’anniversaire de Bapak fut l’occasion pour le groupe Subud de Paris-Île-de-France de se retrouver lors d’un événement particulier. Après la longue période de restrictions dues à la pandémie cette cérémonie festive était bienvenue. A l’initiative de Lisa et Trisnani le programme prévoyait, un latihan, une réunion de groupe, un repas commémoratif, ainsi qu’un concert et une exposition de travaux artistiques. La date du samedi 25 juin fut retenue, et la participation de chacun sollicitée.

La veille au soir, Éric et Lisa, aidés de Lucie et Irfan travaillèrent à l’accrochage des peintures et dessins dans la grande salle du rez de chaussée, Trisnani et Lydia décorèrent celle de l’étage.

Le samedi matin, plus d’une vingtaine de personnes était présente. Le Latihan commença à 10h, suivi par quelques tests proposés par les aides. Une réunion du groupe s’ensuivit autour du nouveau président Armand B, où furent évoqués la vie du groupe et ses activités futures.

À midi, Trisnani au piano et Atikah au chant, offrirent un moment musical. Présenté comme un voyage sentimental, elles jouèrent des œuvres de Mark James (Always on my mind), Gluck (O del mio dolce ardor), Carissimi (Vittoria, mio core !). l’éloquence du chant d’Atikah accompagnée par la finesse de jeu de Trisnani évoquèrent tour à tour les sentiments d’amour, de mélancolie, d’enjouement, voire d’humour. Elles furent chaleureusement applaudies et jouèrent en rappel la dernière chanson au rythme soutenu.

A 13h00, dans la salle de l’étage, une longue table fut dressée avec les mets préparés. Armand B évoqua la mémoire de Bapak lors de ses anniversaires à Cilandak, et après un moment de recueillement nous partageâmes le repas en son hommage.

L’après-midi, l’exposition de peintures et dessins fut inaugurée et vint clore en beauté cette journée. Elle présentait des travaux d’Éric S, Lydia C, Lucy L, et Irfan L. Chacun disposait d’un pan de mur, assemblages de matières composites d’Éric, pastels sur fond noir de Lydia, peintures aux techniques variées de Lucy, et dessins à l’encre sur papier d’Irfan. Travaux singuliers, démarches personnelles, où s’exprime la part du mouvement intérieur qui les inspire.

En prolongement de cette rencontre réussie, une autre est prévue mi-septembre en dehors de Paris, où seront également invités les groupes de Mayenne, Belgique, et Nord-Est.

Irfan (texte et photos)

Paris-Ile-de-France, portrait(s) de groupe

Vous devriez déjà être capables de commencer à trouver comment utiliser votre intellect en accord avec la direction et le pouvoir de Dieu Tout Puissant. Vous devriez être capables d’utiliser ce que vous avez reçu dans le latihan kejiwaan dans votre vie extérieure. Vous devriez être capables de connaître le lien entre votre âme et celle de quelqu’un d’autre, en d’autres termes entre vous et vos frères et sœurs. (Bapak, Washington, le 1er juillet 1981)

Djamal, Dahlan B., Loréna, Héloïse, Sophie, Armand B., Khaled, Heinz, Rosette, Lydia, Richard, Emanuel, Rosalinde, Sarah, Ludovic, Arnaud, Florence, Matthew, Daniela, Jean-Marc, Juan, Henri, Miriam, Jacques, Laurent F., Maxime, Bénédicte, Marie Françoise, Surya, Cedic, Nurul, Mahrus, Catherine K., Félix, Sunder, Héliade, Amar, Ivan, Catherine L., Dahlan L.R., Faustine, Rosanne, Irfan, Lucy, Atikah, Baruti, Solange, Silvana, Laksar, Laurent M., Murtiati, Alicia, Sylviane, Reine, El Madani, Lisa, Bastien P., Abdul Haq, Bastien R.C., Bernard, Richenda, Marc, Éric, Hannah, Armand S., Liliane, Halimah, Brian, Emmaline, Claudie, Mathilde et Trisnani sont les quatre-vingts personnes qui constituent actuellement le groupe Subud de Paris-Île-de-France.

Ils habitent Paris, sa banlieue ou des villes proches. Quelques-uns plus éloignés vivent aux limites de l’Île-de-France, en Normandie et dans les hauts de France. Enfin, certains isolés (Lille, Colmar, Odessa) sont rattachés à notre activité.

PG01

Paris capitale européenne, lieu touristique et universitaire fréquenté, permet au groupe de bénéficier du passage ou des séjours de membres Subud étrangers qui viennent partager le latihan. Ce faisant leurs visites se font l’écho du mouvement international que forme Subud et nous rappellent que nous y sommes insérés. Ces temps derniers, nous avons reçu les visites de Muna Y. (Le Caire), Howard et Nastacha R. (Australie), Gian T. (Brésil), Noël L. (Israël), Halimah P. (Floride), Véra H.B. (Suisse), Hadani D.A. (Vancouver), Hardini D.A. (Indonésie), Dael M. (Israël), et Sandra C. (Belgique) avec laquelle nous envisageons d’organiser des échanges plus réguliers avec le groupe de Bruxelles.

Le latihan se pratique principalement à Paris, aux locaux de la rue Deguerry, mais également en d’autres lieux extérieurs à la capitale. Félix, Catherine K. et les résidents des Yvelines se réunissent 2 fois par mois dans une salle louée à l’Ermitage de Versailles (78). Matthew et Florence reçoivent un samedi par mois à leur domicile de Garennes sur Eure (27) ceux qui habitent la Normandie ou qui font le déplacement depuis Paris. Maxime et Bénédicte accueillent chaque dimanche à Saint-Leu (95) les résidents du Val-d’Oise.

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Le groupe se réunit chaque mois afin d’échanger sur les questions relatives à son organisation ou aux relations aides et comité. Chaque réunion est suivie par le partage plus informel et festif d’un repas constitué par les plats et boissons apportés ou élaborés par les participants. D’autres rencontres ponctuent et enrichissent la vie du groupe. Un apéritif est prévu à chaque fin de mois et également pour célébrer une ouverture, ou souhaiter bienvenue à un visiteur de province ou de l’étranger. Les fêtes sont autant d’occasions de se retrouver en honorant une personne ou un événement particulier. L’anniversaire de Bapak, la fin du Ramadan en sont d’autres exemples.

Ces rencontres en apparences divertissantes n’en sont pas moins profondes. Ce sont autant de moments privilégiés, où dans notre relation aux autres s’expérimente aussi la présence du latihan. Au travers des qualités et des expressions de chacun s’éprouvent un sentiment d’aisance et d’intensité d’échange, de plaisir à partager. La guidée intérieure nous mène vers la reconnaissance de l’autre et de nous-mêmes.

Irfan (texte et photos) et Jean-Marc (photos)

Anniversaire de Bapak, le 22 juin 2017

planche anniversaire BPK

Le jeudi 22 juin 2017, comme chaque année à cette date, nous avons célébré l’anniversaire de Bapak en organisant un “selamatan”. Le moment était particulier. Nous étions à la veille de la fin du jeûne du Ramadan et la température avait atteint des niveaux inhabituels à Paris pour cette saison (+37°), occasionnant de la fatigue et des difficultés physiques. Ainsi plusieurs personnes durent annuler leur venue, et trois d’entre nous eurent des problèmes de santé qui nécessitèrent une hospitalisation. Nous fûmes finalement une vingtaine de personnes sur la trentaine d’inscrits, des membres de Paris, mais également de Versailles (Brian, Félix) et de Lyon (Minh Thuan).

Après le latihan de 19 heures nous nous réunîmes. Afin d’honorer la mémoire de Bapak, Lisa se proposa d’évoquer une expérience qui eut un fort retentissement pour elle lors de leur rencontre à Cilandak dans les années 1980.

Nous partageâmes ensuite le repas commun qui était composé d’une salade de poulet au curry préparée par Lisa et Lorena. Les entrées, desserts, et boissons furent apportés selon l’inspiration et les possibilités de chacun. Ce fut une belle soirée où nous fûmes heureux de nous retrouver pour remercier Bapak, grace à qui le latihan kejiwan de Subud a pu nous être transmis.

Irfan